Le Journal de Québec, dans son édition du dimanche le 29 juillet, attirait notre attention sur la difficulté potentielle et les ambigüités; donc le manque…Lire la suite…
de clarté, de notre signalisation unilingue française et les difficultés auxquelles sont très souvent confrontés nos visiteurs non francophones dès qu’ils mettent le pied au Québec, et plus spécialement à Québec, ou l’environnement anglophone est nettement moins évident qu’à Montréal.
Et je ne parlerai pas ici de la signalisation routière qui quelquefois, même pour nos visiteurs québécois francophones est ambigüe. Je pense encore moins également au nombre grandissant de touristes français qui voyagent chez nous en voiture de location ou en « camping car » pour qui, en plus de notre signalisation souvent déficiente, et même si elle est en français, doivent arriver à évoluer dans un cadre réglementaire très différent.
Et cela m’a immédiatement fait penser qu’à plusieurs reprises, depuis le début de cet été seulement, au fil de sorties estivales dans le vieux Québec et aux environs, alors que j’adresse volontiers spontanément et souvent la parole à nos amis visiteurs, j’ai pu constater cet état de choses, et m’en faire faire la remarque à chaque fois avec une légère pointe de reproche dans le langage, comme s’ils qualifiaient cette situation d’absence totale de respect, de délicatesse et de considération à leur égard.
Il est en effet bien dommage qu’ville comme Québec et sa région qui doit au tourisme une partie de sa vie économique, ne soit pas plus respectueuse de ses visiteurs anglophones en ne leur donnant pas un minimum d’informations qu’ils peuvent comprendre.
Un exemple concret, peut-être (parmi tant d’autres possibles) pour qu’on en saisisse bien le ridicule…! Je rencontre une famille d’américains au cœur du Vieux-Québec qui ont stationné, selon ce qu’ils ont cru de bonne foi, dans les règles leur voiture à un parcomètre.
À leur retour, Ils retrouvent une contravention bien affichée sur le pare-brise. Assistant à la scène, je m’approche et constate qu’ils ne comprennent vraiment pas ce qui leur arrive. Le monsieur, qui ne sait pas un mot de français, me montre alors le parcomètre avec toutes les instructions, horaires et tarification etc.… écrits en français uniquement, et comble de l’insulte…! Le billet de stationnement n’est rédigé lui-aussi qu’en français…!
Je peux vous jurer qu’à leur retour chez eux, ces braves touristes n’auront pas que des éloges à transmettre à leur environnement sur l’accueil qu’on fait à nos visiteurs et le respect qu’on leur témoigne.
On sait depuis des années que le problème de la signalisation unilingue française, au moins celui qui est destiné à la clientèle touristique et plus spécialement dans les zones touristiques, pose un sérieux problème à l’image de Québec comme destination touristique qui se veut internationale….et qui se dit internationale.
Québec, destination internationale, membre du club sélect de l’organisation des villes du patrimoine mondial…? Un « petit » cheminement reste encore à faire dans nos conceptions de ce que doit être une vraie ville touristique ouverte au monde!
Sur une note plus légère mais voulant profiter de l’occasion pour illustrer un peu mes propos et réflexions, tout en partageant avec vous les beautés de notre ville et de notre région, voici quelques-uns des lieux où j’ai pu recueillir ces commentaires de nos visiteurs : une fois, au cours d’un merveilleux souper sur la Grande Allée sur la sympathique terrasse de l’excellent restaurant Louis-Hébert; très récemment, lors d’une excursion au spectaculaire canyon des chutes de la Rivière Ste-Anne (en passant, trop peu connu des québécois et des touristes considérant la beauté du site), une autre fois, en promenade à pied près de la cathédrale, ou encore face au parlement pour admirer cette splendide Fontaine de Tourny, sans oublier notre célèbre quartier du Petit-Champlain un des plus fréquentés par nos québécois et par des touristes nous venant de partout.
J’aime Québec….Cela se sent-il…?