NOTRE NOUVELLE AÉROGARE :
bientôt une réalité…et un grand succès!



Jeudi, le 12 juin 2008, aura lieu l’inauguration officielle de notre nouvelle aérogare, 70 millions de dollars plus loin et surtout, l’aboutissement de la vision d’avenir et du travail éclairé de ses gestionnaires, de son président du Conseil M. Gaétan Gagné, et de son président et directeur général, M. Pascal Bélanger. Coup de maître et belle réussite, digne qu’on s’y attarde quelque peu!

Nous avons maintenant enfin chez nous un magnifique équipement avec toute l’efficacité requise pour nous permettre d’appuyer le développement économique de l’Est du Québec.

Ceci se traduira par un accroissement, déjà sérieusement sur une impressionnante lancée,  des liaisons aériennes et de la fréquentation de notre aéroport par de plus en plus de nos compatriotes en provenance de nos régions, ainsi que de nouveaux marchés touristiques qui ne pourraient se développer sans le développement des accès direct.

Prenons simplement conscience que l’objectif « magique » du million de passagers transitant par l’aéroport international Jean Lesage, était attendu par les gestionnaires de notre aéroport pour l’année 2018.

Or, selon les chiffres publiés tout récemment par cette administration, nous atteindrons cet objectif en 2008, cette année, soit avec 10 années d’avance sur l’échéancier…! Et je vous certifie que c’est très loin d’être fini…!

Et pourtant, nombreux sont ceux, qui même ici dans notre région immédiate, gens pourtant quelquefois bien placés, haut-fonctionnaires et politiciens, ne croyaient pas au potentiel et à la capacité pour notre région de faire se développer un grand aéroport avec un accroissement des liaisons aériennes. Et je ne parle même pas ici des autres principaux acteurs détenant des positions dominantes dans nos marchés et qui font la pluie et le beau temps depuis leurs sièges à Montréal ou à Toronto.

Dans mon article du 18 juillet 2007 sur ce blog, article intitulé « Notre aéroport : le rêve d’une aire nouvelle qui se prépare » je citais quelques unes des difficultés que des gens de vision, ici à Québec, avaient à confronter face à tous ceux qui ne souhaitent pas voir le développement de liaisons aériennes à Québec :

« …de réaliser cette tâche très complexe et rendue doublement difficile par cet acharnement sournoisement hostile des grands acteurs de Toronto et de Montréal.

Ceux-là ne souhaitent évidemment pas, pour rien au monde, voir la région de Québec atteindre une certaine indépendance et une certaine maîtrise de ses liaisons aériennes. Pour ces grands acteurs de ces régions-centralisatrices, l’intérêt que représentent Québec et tout l’Est du Québec ne tient qu’à une chose : servir de réservoir de clientèles destinées à les alimenter.

Le langage officiel a toujours été que les liaisons déficientes sur Québec n’étaient attribuables qu’à l’absence de marchés, et qu’en conséquence tous les acteurs (dont aucun ne maintient d’antenne officielle et décisionnelle à Québec) justifiaient de cette façon leur refus de se développer ici. »

Depuis plus de 45 ans maintenant que j’exerce cette profession, j’ai toujours été suffisamment bien positionné pour constater cette incroyable résistance et cette farouche opposition, à l’autre bout de la 20, à un développement dont les leviers de contrôle leur échappe, ce qui aurait permis à Québec de se prendre en mains sans se faire dicter par ceux-là, ce qui serait bon pour nous et ce que, selon eux nous mériterions.

Cette situation ne pouvait pas durer éternellement, et après 2001, Québec, envers et contre tous, s’est repris en main pour finalement aboutir au spectaculaire résultat que nous connaissons déjà. La gestion de l’aéroport a été cédée à une société privée en même temps qu’un important projet de développement de liaisons aériennes pointait à l’horizon.

À partir de ce moment, la notion bien entretenue de l’absence de marchés à Québec a commencé à s’effriter, et des acteurs qui avaient délaissé Québec se remettaient, comme par magie, à s’y ré-intéresser. Dans mon article du 18 juillet 2007, j’en traitais de cette façon :

… « L’annonce de l’arrivée de Maestro (avec son siège social et décisionnel à Québec) en avril 2006 avec le début de ses opérations aériennes en décembre 2006 a soudainement généré un véritable raz de marée d’intérêt soudain pour notre région, et entre autres, par celui-là même qui en 1996 fermait tout à Québec en rapatriant à Montréal, bureau des ventes, service à la clientèle, centrale de réservations, équipages basés ici etc.… »

Dans une entrevue accordée le 21 mai dernier par le PDG de l’Aéroport, M. Pascal Bélanger, à « Express Voyage » un journal de la profession, celui-ci parle de la position prometteuse actuelle de l’aéroport de Québec et rend un très bel hommage à Maestro, qui par la volonté de ses créateurs, promoteurs et investisseurs, a permis de faire prendre conscience à nombre d’acteurs et transporteurs qu’il y avait un grand potentiel à développer avec l’aéroport de Québec, en dépit de tous les efforts déployés au fil des ans pour que l’aéroport de Québec ne reste qu’un aéroport à vocation régionale.

M. Bélanger déclare en effet dans cette entrevue :

… « Après la faillite de Maestro en 2006,* nombreux étaient ceux à penser que l’aéroport de Québec en souffrirait beaucoup et qu’il aurait de la difficulté à se remettre de ce coup dur. Au contraire, cette affaire malheureuse aura été profitable.

« Maestro a fait découvrir aux autres transporteurs qu’il y avait un marché très intéressant dans la Capitale parce que les gens de la région souhaitaient partir en voyage depuis Québec, commente M. Bélanger. Même si l’expérience Maestro a mal tourné, elle a démontré tout le plein potentiel de Québec.

Après cette faillite, certains s’attendaient à ce que le nombre de vols vers le sud retombe à 15 ou 16 par semaine, mais il est resté à plus d’une trentaine »…

* (Pour info, l’arrêt des opérations de Maestro remonte à mars 2007 et non à 2006. Maestro n’est toujours pas en faillite, mais sous la protection de la loi sur la faillite, compte tenu de la complexité des règlements et litiges en cause)

Dans mon article du 18 juillet 2007, je concluais donc de la façon suivante :

« Durant sa courte existence, Maestro a prouvé hors de tout doute que le marché existe et que Québec peut et mérite de se développer sans attendre de se faire dicter son parcours par des entreprises d’ailleurs, et on ne peut qu’être heureux d’avoir comme PDG de notre aéroport un homme qui comprend toute cette problématique. »

Le grand jour est maintenant arrivé et nous devons tous saluer cette grande réussite qui va contribuer au début d’une nouvelle aire de développement pour notre région.

Aux gestionnaires de l’Aéroport international Jean Lesage, à son président du Conseil, M. Gaétan Gagné, et à son président et directeur général, M. Pascal Bélanger, recevez toutes nos félicitations et bonne chance : je suis certain que les gens de Québec sont avec vous…
 

J’aime Québec ... Je crois en Québec ... Cela se sent-il…?