Notre aéroport : le rêve d’une aire nouvelle qui se prépare?

Toujours dans l’édition du 18 juillet du quotidien « Média Matin Québec », nous lisions avec beaucoup d’intérêt le compte rendu de l’entrevue au journal qu’a accordée son nouveau PDG,  Pascal Bélanger, sous le titre « Investissements de 200 M$ projetés à l’aéroport »

Mais au-delà de tous ces beaux projets complémentaires et des investissements importants qu’on se prépare à y annoncer, il y a  l’homme qui préside au fonctionnement et à l’évolution de cet incontournable et essentiel outil de développement pour Québec et tout l’Est du Québec.

J’ai eu le plaisir et le privilège de bien connaître Pascal, puisqu’à titre de promoteur et de président fondateur du défunt Maestro, j’ai eu à entretenir de nombreux et très amicaux contacts avec lui.

J’ai reconnu en lui, les qualités d’un homme de vision, de passion, d’écoute et de grande disponibilité : des qualités essentielles qui lui permettront, j’en suis certain, de réaliser cette tâche très complexe et rendue doublement difficile par cet acharnement sournoisement hostile des grands acteurs de Toronto et de Montréal.

Ceux-là ne souhaitent évidemment pas, pour rien au monde, voir la région de Québec atteindre une certaine indépendance et une certaine maîtrise de ses liaisons aériennes. Pour ces grands acteurs de ces régions-centralisatrices, l’intérêt que représentent Québec et de tout l’Est du Québec ne tient qu’à une chose : servir de réservoir de clientèles destinées à les alimenter.

Le langage officiel a toujours été que les liaisons déficientes sur Québec n’étaient attribuables qu’à l’absence de marchés, et qu’en conséquence tous les acteurs (dont aucun ne maintient d’antenne officielle et décisionnelle à Québec) justifiaient de cette façon leur refus de se développer ici.

L’annonce de l’arrivée de Maestro (avec son siège social et décisionnel à Québec) en avril 2006 avec le début de ses opérations aériennes en décembre 2006 a soudainement généré un véritable raz de marée d’intérêt soudain pour notre région, et entre autres, par celui-là même qui en 1996 fermait tout à Québec en rapatriant à Montréal, bureau des ventes, service à la clientèle, centrale de réservations, équipages basés ici etc.…

Cette opération eut pour résultat, entre autres choses,  de réduire ainsi au chômage plus de cinquante québécois, avec une intention alors bien arrêtée de réduire progressivement jusqu’à rien du tout sa présence à l’aéroport de Québec, ce qui serait sûrement arrivé si les intentions n’avaient été devinées et des pressions faites par les milieux québécois pour maintenir une présence minimale à Québec. (À cette époque récente, cette entreprise ne faisait plus que quatre passages à Québec par semaine en saison).

Ceux qui me connaissent, passionné de Québec, de ma ville et de ma région, et qui ont connu le projet Maestro, avec tous les espoirs que ce magnifique projet permettait de susciter pour amorcer un véritable développement du tourisme à travers le développement des accès directs sur Québec, comprendront ma sérieuse préoccupation face à ce problème que vit notre aéroport, et ne pourront qu’être heureux des bonnes nouvelles annoncées.

Durant sa courte existence, Maestro a prouvé hors de tout doute que le marché existe et que Québec peut et mérite de se développer sans attendre de se faire dicter son parcours par des entreprises d’ailleurs, et on ne peut qu’être heureux d’avoir comme PDG de notre aéroport un homme qui comprend toute cette problématique. Mais il faudra aussi, pour que ce développement soit conforme aux attentes de notre région, que Québec se prenne en mains et que les décisions importantes en ce qui a trait particulièrement au développement des liaisons aériennes se prennent ici à Québec par des entreprises dirigées de Québec par des gens d’ici.